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La drôle de visite de Nicolas Sarkozy en Charente-Maritime

Posté par da77crecy dans : Actualite, Régionales 2010 , ajouter un commentaire

 Posté le 18 03 10 par francis lefebvre

Invitée lundi 15 mars en fin d'après midi à accueillir le Président de la République mardi 16 mars à 10h30 sur le tarmac de l'aéroport de La Rochelle , Ségolène Royal ne pouvant se libérer m'avait demandé de représenter le Conseil Régional . Si Ségolène Royal était invitée à accueillir le Président de la République, elle n'était pas conviée à la réunion de travail prévue sur les conséquences de la Tempete Xynthia à la Préfecture de Charente-Maritime.

N'ayant pas saisi cette subtilité (mesquinerie ?) dans l'invitation, je suis allée accueillir le Président sur le tarmac de l'aéroport puis j'ai suivi le cortège jusqu'à la Préfecture de Charente-Maritime ou à l'évidence , la Région n'était pas attendue puisque je n'ai eu droit qu'à un siège de spectateur au fond de la salle.

Qu'importe me suis je dit , ce n'est pas le plus important. La réunion a alors débuté.

Un recensement chiffré sur les conséquences de la tempête a été présenté , les représentants des chambres consulaires ont fait part de la nécessité de d'accélérer les procédures d'assurance, les élus ont fait part de la nécessité d'aider les communes à reconstruire car beaucoup des ouvrages détruits n'étaient pas assurables, Maxime Bono a proposé un avenant Tempête au Contrat de projet ainsi qu'il avait été fait pour la tempête de 99, et enfin le président de la Chambre d'agriculture 17 a témoigné du désespoir de la centaine d'agriculteurs touchés et de la nécessité de leur dire rapidement la hauteur du soutien financier possible afin de savoir s'ils pouvaient continuer leur activité.

En réponse , Nicolas Sarkozy est resté très vague dans ses propositions . Il a surtout insisté sur la nécessité d'empêcher les habitants de venir reconstruire sur les zones inondables dangereuses et sur sa volonté de ne pas construire des digues “immobilières ” . Il n'a pas été possible de savoir où étaient les 3 millions d'euro promis en aide d'urgence par le Président . J'ai été un peu choquée par la réponse faite au Président de la Chambre d'Agriculture accusé d'être trop pressé. Et enfin , pas une proposition concrète sur les dispositifs d'urgence a mettre en oeuvre pour permettre aux entreprises , aux artisans , aux commerçants sinistrés de faire repartir leur activité au plus vite.

Enfin, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il fallait respecter les sinistrés. Si cela est vrai , pourquoi ne pas avoir attendu quelques jours pour éviter toute confusion avec les élections régionales ?

Par ailleurs, je me suis demandée combien coutait ce déplacement avec deux avions spéciaux affrétés et cet imposant cortège de voitures ministérielles . En effet, Nicolas Sarkozy étant déjà venu il y a peu de temps , ce déplacement était il vraiment indispensable ? et l'argent dépensé n'aurait il pu être plutôt utilisé à aider ces agriculteurs désespérés?

Pour couronner le tout , en sortant de la réunion , quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que Dominique Bussereau, Ministre de la république, avait déjà commencé à communiquer sur le thème ” Ségolène Royal n'est même pas venue à la réunion !! elle est mal élevée, elle ne s'intéresse pas aux sinistrés” . Heureusement , les journalistes présents ont rectifié l'information en indiquant que la Région Poitou-Charentes était bien représentée à cette réunion. Merci à eux . Quant à Ségolène Royal, elle n'a pas voulu polémiquer sur le fait de ne pas avoir été invitée à la réunion de travail, préférant en toute discrétion, aller à la rencontre des sinistrés de l'île de Ré.

La distribution du Pass Contraception va être proposé aux médecins du Poitou-Charentes

Posté par da77crecy dans : Actualite, Démocratie , ajouter un commentaire

Posté le 12 03 10 par francis lefebvre

Il y a deux ans, lorque j'ai alerté Ségolène Royal sur les problèmes d'accès à la contraception et sur la nécessité de trouver un dispositif d'accés simple et gratuit , je n'imaginais pas les difficultés que nous aurions à le mettre en place.

Pour le médecin que je suis , il s'agissait d'une simple mesure de santé publique permettant de réaliser la gratuité d'accès à la contraception telle que le prévoit la loi. En effet, je m'étais apercue que pour des raisons géographiques ou financières, nombre de jeunes filles n'accédaient pas à un professionnel de santé compétent pour délivrer une contraception gartuite dans les meilleures conditions de sécurité et d'information. Et dans le même temps , le nombre de grossesses précoces ne cessaient d'augmenter dans des proportions importantes.

Ségolène Royal avait donc engagé avec les services de l'Education nationale, les Ordres des médecins ainsi que les associations concernées comme le Planning Familial une concertation sur ce sujet. Dix huit mois plus tard , en juin 2009, le groupe de travail proposait la création d'un Pass Contraception qui devait être délivré par les infirmières scolaires des Lycées et CFA . A mon immense surprise, le Ministère de l'Education Nationale refusait de mettre en place ce dispositif sur des arguments ne tenant pas la route sans que ne soient éclaircies les véritables raisons de ce blocage.

En effet, il serait simpliste de ne voir dans la polémique qui entoure le Pass contraception qu'une affaire politicienne. Yvette Roudy qui a été Ministre aux Droits des Femmes raconte souvent que ce qu'il lui a été le plus difficile à obtenir pendant son ministère , ce sont des campagnes de promotion de la contraception !!! La encore, le médecin que je suis ne comprends pas . En effet, les conséquences psychologiques et médicales d'une Interruption Volontaire de Grossesse sont sans communes mesures avec la prise d'un contraceptif.

Alors , assisterions-nous à une volonté inavouée de faire régresser ce qui est surement un des droits les plus fondamentaux des femmes à savoir la libre disposition de leur corps, ce droit sans lequel les femmes n'ont plus d'autonomie, ni d'indépendance, et ce au mépris de toute régle de prévention et de santé publique ?

Face au refus de l'Education nationale de permettre aux infirmières scolaires de délivrer le Pass Contraception aux jeunes lycéennes qui en feraient la demande , Ségolène Royal a décidé de proposer aux médecins de délivrer ce Passcontraception aux jeunes filles mais égalementà toutes les  femmes qui n'ont pas les moyens d'accéder à la contraception.

Alors, quand Dominique Bussereau Ministre du gouvernement n'hésite pas à qualifier ce dispositif de gadget, je suis fière que ma Région se batte avec une telle conviction pour le libre accés à la contraception qui est , à mes yeux, une mesure de santé publique essentielle pour les femmes .

Mediapart : Par Francoise Mesnard

Tant qu’il y aura les femmes !

Posté par da77crecy dans : Actualite, Démocratie , ajouter un commentaire

Posté le 8 mars par francis lefebvre 

A l’occasion de la 100ième édition de la Journée Internationale de la Femme, l’équipe de Désirs d’avenir salue toutes les femmes du monde, toutes les combattantes de la vie.

Celles qui se battent pied à pied pour élever dignement leurs enfants, celles qui luttent contre la précarité pour survivre, celles qui résistent partout où leurs droits sont bafoués, celles qui prospèrent aussi aux prix d’efforts considérables , celles qui affrontent le monde des affaires, de la politique, des médias, un monde encore trop souvent masculin, celles qui transmettent, patiemment, aux générations futures, celles qui se réparent après avoir subi l’irréparable, celles qui cherchent à reprendre appui, celles qui reconstruisent, et reconstruisent encore, celles qui aspirent à la paix sociale, civile, économique, celles qui créent dans l’ombre ou la lumière, celles qui trouvent la joie et l’espoir dans l’obscurité la plus profonde, celles qui rient, chantent, méditent, celles qui restent debout, regardent devant et continuent à marcher… celles qui protègent la vie.

 Dans un monde où les droits des femmes restent bien souvent à conquérir, à nous d’agir au quotidien, dans nos quartiers, nos villes, nos entreprises pour parvenir à cette égalité parfaite homme-femme, qui seule peut forger un destin commun pacifié.

«L’admission des femmes à l’égalité parfaite serait la marque la plus sure de la civilisation et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain» Stendhal

Par Désirs d'Avenir

Journée internationale des femmes, le Pass Contraception n’est toujours pas validé…

Posté par da77crecy dans : Actualite, Démocratie , ajouter un commentaire

Posté le 08 mars par francis lefebvre 

Liberté d’accès à la contraception : il faut agir

Parce que le droit des femmes à disposer de leur corps est une conquête essentielle mais inachevée et à parfaire, parce que tout doit être mis en œuvre pour prévenir les grossesses non désirées, parce qu’il y a encore 30 000 grossesses par an chez les mineures, il faut agir.

Le Pass Contraception, qui permet l'accès gratuit à la consultation médicale et à la contraception par l'intermédiaire des infirmières scolaires, a été institué par Ségolène Royal en Région Poitou Charentes.

Il est le fruit d'une longue concertation et a reçu l'accord des parents d'élèves, des infirmières, des généralistes et des pharmaciens. L'Education Nationale y a été étroitement associée.

Mais il est encore bloqué par le gouvernement.

Rapport de l’IGAS sur l’ Evaluation des politiques de prévention des grossesses non désirées et de prise en charge des interruptions volontaires de grossesse, réalisé en octobre 2009 - Extraits (Lire le rapport complet en cliquant ici)

Tous les problèmes d’accès à la contraception ne sont pas résolus. Alors que la loi entend garantir un accès autonome des jeunes à la contraception, pour lequel le consentement parental n’est plus requis, ce droit leur est dénié dans les faits lorsqu’ils doivent faire appel à la couverture sociale de leurs parents (…)

Le recours à la contraception d’urgence en cas de rapport mal ou non protégé est trop faible pour entrainer une diminution du nombre d’avortements. La prévention des grossesses non désirées supposerait une utilisation beaucoup plus systématique.(…)

L’information et l’éducation à la sexualité à l’école n’est pas perçue ni appliquée comme une obligation légale. En l’absence de bilan des actions engagées depuis 2001 il n’est pas possible de mesurer l’ampleur des efforts à accomplir pour satisfaire aux dispositions de la loi qui prévoit trois séances annuelles dans tous les établissements scolaires et pour tous les élèves, de la maternelle à la terminale. Mais tout laisse à penser que le chemin à accomplir reste important.(…)

Il faut renforcer l’approche préventive mais aussi  réorienter l’effort de prévention vers les modalités les plus efficaces pour diminuer le nombre des grossesses imprévues, si l’on veut réduire la part des IVG évitables.(…)

Il faut assurer dans les faits un accès gratuit et confidentiel des jeunes au conseil ainsi qu’à la prescription et à la délivrance des produits contraceptifs, en s’inspirant des mécanismes retenus pour la contraception d’urgence et des expériences menées dans certaines régions.(…)

Source : Désirs d'Avenir

Tempête Xynthia - Royal : “on est traumatisés”

Posté par da77crecy dans : Actualite, La Fraternité en action , ajouter un commentaire

Posté le 01 03 10 par francis lefebvre

 Après le passage de Xynthia, la présidente de Poitou-Charentes loue la “solidarité” sur le terrain.

La région Poitou-Charentes est l’une de celle qui a payé le plus fort tribut au passage meurtrier de la tempête Xynthia sur l’Ouest de la France. ” C’est une catastrophe nationale, c’est une tempête tragique”, a confirmé la présidente de la région, Ségolène Royal, lundi sur Europe 1. “Actuellement, les pompiers sont en train de rechercher des corps dans les maisons et le bilan pourrait encore s’alourdir.”

 L'intégralité de l'interview de Ségolène Royal sur Europe 1 :

“Une formidable mobilisation humaine”

La candidate socialiste à l’élection présidentielle de 2007 s’est dite “sous le choc”. Mais elle veut désormais retenir la mobilisation de la population sur place. “L’heure est à la solidarité très forte, à la mobilisation pour soutenir les victimes, qui ont eu peur de perdre la vie. On est très traumatisés. Ce matin (lundi), il y a de la désolation, de la tristesse, mais aussi une formidable mobilisation humaine.” Et de citer en exemple “les lycéens, les étudiants qui se sont mis à disposition des pompiers pour nettoyer les maisons”.

Au niveau des autorités, Ségolène Royal a annoncé une “réunion extraordinaire du conseil régional pour débloquer des aides d’urgence. Nous voulons rester très unis pour surmonter très rapidement cette épreuve, pour que la région se remette debout rapidement. Je suis convaincue qu’avec la mobilisation ici, le courage des habitants, le rassemblement au-delà des clivages politiques, pour que tout ça devienne rapidement un mauvais souvenir. Et en même temps, en tirer les conséquences pour que ça ne se reproduise pas.”

“Personne ne pouvait prévoir”

Sur les responsabilités éventuelles du drame, même “s’il y aura de toute façon un travail de bilan à faire avec les pompiers”, Ségolène Royal ne veut accabler personne. “La météo a bien fonctionné, puisqu’il y a eu une alerte rouge. Personne ne pouvait prévoir la concomitance des trois phénomènes météo : le point de grande marée, la formation d’une dépression et des vents d’ouest très rapides. Jamais personne n’aurait pu prévoir que la montée des eaux serait si rapide et si haute.”

La présidente de la région Poitou-Charentes veut désormais se concentrer sur la reconstruction de “digues suffisamment puissantes, suffisamment solides, suffisamment hautes. Elles sont très anciennes, ces digues. Elles n’étaient peut-être pas faites pour résister à un tel choc. Il faut maintenant en tirer les conséquences et refaire des ouvrages qui puissent être plus résistants. Et j’espère que l’Etat nous donnera le moyens de reconstruire ces digues, mais je n’en doute pas un instant.”

Source : Europe1

Total : le combat continue

Posté par da77crecy dans : Actualite , 1 commentaire

Posté le 25 02 10 par francis lefebvre

Par l'équipe de Ségolène Royal

C'est fait. La CGT a appelé à la levée de la grève dans les raffineries françaises. Le groupe Total s'y est engagé : en dehors du site de Dunkerque, dont le sort sera scellé à l'issue du Comité central d'entreprise du 8 mars, les cinq autres raffineries de l'Hexagone seront préservées pour les cinq années à venir. Une victoire dont tout le mérite revient aux salariés de Total, courageux et solidaires face à une direction dont la stratégie est aujourd'hui implacable.

Le conflit aura eu un immense mérite : celui de faire tomber un peu plus les masques, et de mettre à jour le visage d'un groupe qui, en dépit des huit milliards d'euros de bénéfices réalisés en 2009, exerce son chantage et sur ses salariés et sur ses clients. La guerre d'intoxication à laquelle s'est livrée la direction de Total s'est heurtée à l'inlassable travail des syndicats pour rétablir la juste vérité. Ce travail, il faut le poursuivre sans répit. La vigilance s'impose. Le combat continue.

Non, Total n'est pas menacé par la chute de la demande pétrolière due à la crise. Délocalisations en Asie ou en Arabie Saoudite, licenciements de salariés ou non renouvellement des départs en retraite : ces pratiques répondent à une stratégie globale de réduction des coûts et d'évasion face aux normes sociales et environnementales européennes. Elles existaient avant la crise. Elles s'accélèrent depuis. Au prix de l'indépendance énergétique de la France.

Goinfrerie de profits ? Oui, évidemment. Et au détriment de l'entreprise elle-même. On pourrait imaginer que les bénéfices servent à préparer l'après-pétrole. Il n'en est rien, les chiffres disponibles pour 2007 le confirment : le groupe n'affecte que 57 % de ses capacités de financement aux dépenses d'investissement net. L'autre moitié va aux versements de dividendes, c'est à dire aux actionnaires privés et aux dirigeants de Total, détenteurs de juteuses stock-options.

En 2008, les dépenses du groupe sur les énergies renouvelables ont représenté moins de 3% des profits. Plus fort encore, la diversification d'activités porte essentiellement sur la filière nucléaire, un marché dans lequel Total rêve de prendre pied. Beaucoup plus rentable de pénétrer la chasse gardée d'Areva que d'investir dans la recherche pour les énergies renouvelables. Total, entreprise aussi verte que ses publicités le laissent suggérer ? En rêve oui. En vérité beaucoup moins.

Il y a enfin un argument asséné ces derniers jours, dont il faut sans relâche nuancer la portée : la sur-capacité en matière de raffinage, qui plomberait les marges de Total dans des proportions insoutenables (100 millions d'euros en France, 150 millions à l'échelle européenne). Ces chiffres sont peut-être justes. Mais difficile alors d'expliquer la décision de dépenser 7 milliards d'euros dans une usine de raffinage en Arabie Saoudite…

Ils sont surtout très partiels. A notre connaissance, personne n'a mentionné l'étude publiée par l'UFC Que-Choisir au mois de février 2009, rappelant l'augmentation vertigineuses des profits de Total sur… le raffinage du diesel. S'il semble bien que le raffinage de l'essence soit en sur-capacité, il n'en est rien pour le gazole, le fioul et le carburant aérien. Soyons clairs : Total exerce une forme de pénurie sur ces marchés, au détriment du prix à la pompe et de professionnels en péril, à l'image des pêcheurs.

Alors oui, la fermeture de raffineries peut et doit être évitée. En mars 2007, Total inaugurait sur le site du Havre un « hydrocraqueur de distillats » capable entre autre de produire un gazole moins polluant. Un « must » dit-on. Pourtant, l'insuffisant raffinage de diesel propre demeure et ce, structurellement. A Total de prendre désormais ses responsabilités et d'investir dans les énergies de demain. Au gouvernement de faire preuve d'une fermeté qui ne soit ni de façade, ni de circonstances. A défaut, l'idée d'un prélèvement citoyen frappant les superprofits du groupe s'imposera plus que jamais./.

Mondialisation, quand le FMI fabrique la misère

Posté par da77crecy dans : Actualite , ajouter un commentaire

Posté le 24 02 10 par francis lefebvre

Retraités maltraités”, “Ma retraite, j’veux la vivre”

Posté par da77crecy dans : Actualite, Acquis sociaux , 1 commentaire

Posté le 24 02 10 par francis lefebvre

AFP/Gérard julien “Pour vivre dignement, pas de pension en dessous du SMIC” dit la pancarte de cette retraité, manifestant mercredi 24 février.

Dans plusieurs grandes villes de France, des retraités sont descendus dans la rue, mercredi 24 février, pour réclamer une hausse de leurs pensions et une revalorisation de leur couverture maladie.Selon les syndicats de retraités CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FRG-fonction publique et UNSA, qui organisent ces manifestations, les augmentations des pensions de ces dernières années sont “insuffisantes” pour compenser la hausse des prix. Quatre des 14 millions de retraités en France toucheraient moins de 900 euros par mois - alors que le seuil de pauvreté est à 817 euros. Le dernier rapport du Conseil d'orientation des retraites évoque, lui, pour l'année 2007, 10 % de retraités français ayant un niveau de vie inférieur à 913 euros mensuels.

“Année après année, les retraités constatent une baisse continue de leur pouvoir d'achat. Par exemple en 2008, la moyenne annuelle de l'inflation a atteint 2,8 %. Les retraites et pensions ont été revalorisées de 1,1 % au 1er janvier 2008 et de 0,8 % au 1er septembre”, notent les syndicats dans un document commun. En même temps, les mutuelles santé ont augmenté de 3,5 % à 4 %, les légumes frais de 6,9 % et le gaz de 15,2 %, assurent-ils.

En outre, “depuis plusieurs années, les gouvernements successifs restent arc-boutés sur le principe selon lequel toute hausse de cotisations (…) est exclue, ce qui se traduit en matière de politique de santé par toujours plus de mesures nouvelles restrictives à l'égard des assurés”, comme la hausse de 16 à 18 euros du forfait hospitalier. Les syndicats regrettent également que le tarif des complémentaires santé (mutuelles ou assurances privées) “augmente avec l'âge de l'assuré, ce qui conduit à des cotisations élevées pour des retraités de plus de 80 ans, sans que  leurs ressources soient plus importantes. Or c'est surtout parmi les retraités les plus âgés que se développe la pauvreté”.

“ON L'A GAGNÉE, ON VEUT LA VIVRE, NOTRE RETRAITE”

Des premiers rassemblements ont eu lieu dès la matinée : entre 500 (selon la police) et 1 500 (selon les syndicats) personnes ont défilé à Marseille avec des banderoles et pancartes demandant notamment “une retraite digne du 21e siècle” ; à Toulouse, ils étaient entre 600 et 3 000. Une délégation des sept organisations syndicales à l'origine de cette journée a été reçue à la préfecture après s'etre rendue au siège de l'UMP.

“Avant de remettre les retraités au travail, de faire travailler les vieux, il faudrait s'attacher à donner du travail à ceux qui sont au chômage” a déclaré Hubert Dandine, secrétaire des retraités CGT Haute-Garonne. A Bordeaux, de 600 à 1 500 personnes ont défilé derrière une banderole proclamant “On l'a gagnée, on veut la vivre, notre retraite”.”On assiste à une remise en cause de tout ce qui a été conquis depuis 1945″, a regretté, Serge Ezquerra, 71 ans, présent en queue de défilé.

Entre 80 et 150 retraités se sont, quant à eux, rassemblés à Reims, comme à Lille et Nancy, tandis qu'à Avignon, quelque 400 personnes défilaient en scandant : “Y en a marre de la galère, on ne va pas se laisser faire.” Quelques deux milles manifestants se sont par ailleurs rassemblés à Paris, devant l'Assemblée nationale. “Retraités maltraités”, “Ma retraite, j'veux la vivre” pouvait-on lire.

Source : Le Monde

Indécente dramatisation de la question des retraites

Posté par da77crecy dans : Actualite, Acquis sociaux , ajouter un commentaire

Posté le 24 02 10 par francis lefebvre

 

La question des retraites donne lieu à une dramatisation indécente, hors de propos dans notre pays. On  nous rebat les oreilles avec un « choc démographique » qui a la puissance d’une pichenette. Car si le vieillissement de la population est bien réel, ses effets sur les finances publiques seront de très faible ampleur. Rien qui ne puisse être très aisément financé.

Cette plaisante perspective est même une des caractéristiques de la France, lorsqu’on la compare au reste de l’Europe. Le gouvernement devrait se retenir de faire peur et cesser d’évoquer des chiffres dénués de pertinence. « Si nous ne faisons rien, il manquera 100 milliards d’euro à l’horizon 2050 », affirme ainsi François Fillon, qui ferait mieux de se taire.

Un groupe de travail international, mis en place par la Commission européenne (1), a calculé les effets du vieillissement sur les finances publiques de chaque pays de l’Union, à l’horizon 2060. Surcoût des pensions de retraite elles-mêmes, mais aussi alourdissement des dépenses de santé, coût de la dépendance d’un nombre croissant de personnes âgées, effets probables sur le chômage, enfin, effet de la démographie sur les dépenses d’éducation : rien n’a été oublié.

Et tout compte fait, la situation de la France est plutôt enviable. En témoignent les deux graphes ci-contre. De 2007 à 2020, le vieillissement se traduirait en tout par un surcoût de dépenses publiques de 2,7 points de PIB, et se stabiliserait ensuite jusqu’en 2060. Notons que cette perspective n’est due à aucune économie sur les dépenses d’éducation.

Si c’est cela le « choc », alors il faut parler de séisme en Allemagne, au Royaume Uni, en Belgique, en Espagne et aux Pays-Bas ; de tsunami en Grèce… Et les mots manquent pour évoquer le Luxembourg, où le vieillissement alourdirait la dépense publique de 9,1 points de PIB en 2020, et jusqu’à 18 points en 2060.

On peut tirer plusieurs enseignements de ces travaux. Le premier, c’est qu’il est inconvenant de se référer aux réformes conduites dans tel ou tel pays, pour justifier les réformes souhaitables en France.

Le deuxième enseignement de ces chiffres, c’est que financer une surcharge de 2,7 points de PIB en quinze ans est tout sauf un exploit. Ce fut d’ailleurs très exactement le cas entre 1980 et 1993 pour les seules pensions de retraites. Aucune « réforme courageuse » n’est alors venue atténuer cette ascension. Et il y a fort à parier que plus d’un lecteur en feront la découverte, lorsqu’ils examineront ce graphique.

Retenons enfin quelque chose d’essentiel. Dans cette affaire, et notamment dans le cas de la France, la variable clé n’est ni le rapport démographique entre actifs et retraités, ni la durée de cotisation, ni le pouvoir d’achat des pensions. En France, la variable clé est la croissance économique, fruit du travail des hommes et de leur productivité. En témoigne le tassement apparent des pensions entre 1999 et 2002 : on le doit non pas à un ralentissement des prestations de retraites, mais à la très vive croissance du PIB qui marqua le tournant du siècle.

Ce constat devrait faire réfléchir ceux qui s’acharnent à faire peur aux Français. En dramatisant inutilement la question des retraites, ils incitent les Français à épargner plutôt qu’à consommer. Ils privent ainsi la croissance économique nationale de son plus efficace ressort, et aggravent le problème qu’ils prétendaient résoudre.

Mais peut-être cherchent-ils moins à financer les retraites par répartition, qu’à faire émerger spontanément un système par capitalisation, inutile pour la collectivité mais lucratif pour quelques uns.

Source : Le Monde et DA44

Ségolène Royal : ” Si la gauche veut des idées ” La retraite à 60 ans doit rester un droit !

Posté par da77crecy dans : Actualite, Acquis sociaux , ajouter un commentaire

Posté le 24 02 10 par francis lefebvre

« Il faut traiter la question des retraites de manière sérieuse. Avec une volonté de justice et de dialogue. Et sans catastrophisme. Certaines projections à long terme sont des plaisanteries : qui peut prédire notre taux de natalité (plus élevé aujourd'hui que dans le reste de l'Europe), notre taux de croissance et notre taux d'activité - autant d'éléments susceptibles de modifier profondément la situation ?

Ce qui est certain et, espérons-le, durable, c'est l'allongement de la durée de la vie. En 75 ans, soit trois générations, notre espérance de vie s'est accrue de 20 années pour les hommes et 23 pour les femmes. Et cette évolution va se poursuivre : on attend une prolongation de l'ordre de huit à neuf années supplémentaires sur le prochain demi-siècle, ce qui conduira à un doublement du nombre des plus de 60 ans d'ici à 2050.

Or le système des retraites par répartition est un contrat entre les générations qui sont en activité et celles qui sont à la retraite. Au cœur de ce contrat se trouve le partage entre le temps consacré à la vie professionnelle et le temps de retraite. Pour que ce contrat soit accepté par tous, il faut qu'il soit équitable entre générations et au sein d'une même génération. La question centrale est donc : comment, en tenant compte de la pénibilité du travail, allons-nous partager cette augmentation de la longévité  entre activité et retraite ?

Pour moi, la retraite à 60 ans doit rester un droit. Cela n'empêche pas de laisser davantage de choix aux individus et de réexaminer la retraite couperet qui oblige à tout arrêter d'un coup ou à partir alors qu'on aimerait conserver une activité. A l'inverse ceux qui ont commencé à travailler très jeune et exercé des professions usantes doivent pouvoir partir plus tôt.

Trop de salariés, dont beaucoup de femmes, arrivent à la retraite avec des carrières incomplètes et trop de jeunes perdent des années de cotisation faute de pouvoir entrer dans la vie active. Une des conditions de la consolidation des retraites, c'est de retrouver le plein-emploi. »

Les propositions de Ségolène Royal:

Elle propose que la gauche fasse sienne le projet d’une évolution profonde de l’ensemble de nos régimes de retraite vers un système unifié inspiré de la réforme suédoise, dans lequel chaque cotisant dispose d’un compte personnel sur lequel il accumule ses cotisations tout au long de sa vie active, de façon à déterminer le montant de sa pension au moment où il choisit de partir en retraite.

Les caractéristiques du système sont les suivantes :

Le système reste par répartition et les cotisations des salariés financent les pensions courantes. Dans le même temps, le compte individuel de chaque travailleur mesure en euros les droits à pension à chaque instant. Un lien clair et direct est établi entre contributions des travailleurs et droits à pension.

Au terme de sa vie active, chaque travailleur a accumulé un patrimoine retraite, revalorisé tout au long de la vie, qui lui donne droit au versement d’une pension mensuelle calculée en fonction de l’espérance de vie moyenne de sa classe d’âge.

Le critère de la pénibilité des tâches doit être pris en compte dans ce calcul.

Les salariés moyens et modestes sont avantagés dans un tel système, puisque les carrières longues permettent d’accumuler un patrimoine plus important. La prise en compte de toutes les années de cotisations permet aussi d’éviter que les travailleurs à carrière longue subventionnent de fait ceux qui ont eu une carrière plus courte mais de fortes revalorisations salariales en fin de carrière.  

Avec ce système, fondé sur un principe simple d’équité et de transparence (« à cotisations égales, retraites égales »), la retraite devient enfin le patrimoine de ceux qui n’ont pas de patrimoine.

Quand les personnes changent de statut, ils ne perdent rien.

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Sources :

Ségolène Royal “Maintenant” Ed.Hachette pp 278, 279

Ségolène Royal “Si la gauche veut des idées” Ed.Grasset pp 236 - 240